vendredi 23. octobre 2020

Inspirez-vous

 


Politiques économiques & sociales
une Europe plus juste?



Nos racines:
LA PENSÉE SOCIALE CHRÉTIENNE
  • Prof. Johan Verstraeten

     

    La justice dans la pensée sociale catholique


     

    La pensée sociale catholique ne prône pas seulement la charité et la solidarité, mais aussi la justice. Pour bien comprendre ce point, il faut distinguer trois éléments : la justice générale, la justice distributive et la justice commutative.

     

     A l’origine, il y a d’abord le devoir moral des citoyens à contribuer au bien-être de tous. Déjà dans l’Europe médiévale, Thomas d’Aquin a posé ces principes en termes de justice générale ou légale, en réaffirmant l’idée fondamentale d’Aristote que la justice est la vertu la plus parfaite parce qu’elle oriente l’action de l’homme vers autrui et le bien commun. Récemment, les évêques des Etats-Unis ont réactualisé cette idée en termes de « justice contributive », c’est-à-dire le devoir des citoyens « d’être des participants actifs et productifs à la vie de la société ». Il est du devoir des citoyens de « participer à la création de bien, de services et de valeurs immatérielles et spirituelles » nécessaires au bien-être de l’ensemble de la société. Cela signifie que les activités de la sphère économique ne sont pas les seules importantes, mais que les autres activités qui enrichissent la société le sont aussi : les arts plastiques, la poésie, le lien social, le bénévolat, la contemplation, la solidarité, etc. La « composante devoir » de la justice sociale est complétée par une seconde composante qui veut qu’il soit permis à chaque citoyen de contribuer et de participer à la création de valeur et de bien-être. 

     

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    "Les ressources que ne cessent d’accumuler les progrès de l’économie sociale doivent donc être réparties de telle manière entre les individus et les diverses classes de la société que soit procurée cette utilité commune (...)". Pape Pie XI. (Quadragesimo anno, 63)

     

     

    "Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financières (...), les problèmes du monde ne seront pas résolus (...) Pape François (Evangelii Gaudium, 202)

     


    Vivre la charité signifie ne pas chercher son propre intérêt, mais porter les fardeaux des plus faibles et des plus pauvres.

     

     

  • Ignace Berten o.p.

     

    Une Europe solidaire?


    L’Union européenne a de fait renoncé à assurer de façon solidaire un social commun ; elle s’expose elle-même à une mondialisation régie par un capitalisme financier aveugle qui a pris le pas sur un capitalisme productif et industriel. Par décision politique, l’Europe a été livrée au marché au détriment des citoyens et principalement des plus fragiles.

     

    « Vous avez privé le pauvre de sa dignité », dit saint Jacques (2,6). Le pape François est très clair sur l’urgence d’une réforme politique : « La nécessité de résoudre les causes structurelles de la pauvreté ne peut attendre, non seulement en raison d’une exigence pragmatique d’obtenir des résultats et de mettre en ordre la société, mais pour la guérir d’une maladie qui la rend fragile et indigne, et qui ne fera que la conduire à de nouvelles crises. [...] Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation foncière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société. 

     

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    "Les ressources que ne cessent d’accumuler les progrès de l’économie sociale doivent donc être réparties de telle manière entre les individus et les diverses classes de la société que soit procurée cette utilité commune (...)". Pape Pie XI. (Quadragesimo anno, 63)

     

     

    "Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financières (...), les problèmes du monde ne seront pas résolus (...) Pape François (Evangelii Gaudium, 202)

     


    Vivre la charité signifie ne pas chercher son propre intérêt, mais porter les fardeaux des plus faibles et des plus pauvres.

     

     

  • Peter Henrich o.p.

     

    Une économie de marché socialement stucturée


    La doctrine sociale de l’Eglise se prononce pour une économie de marché libre et socialement structurée. En fonction de l’offre et de la demande s‘établit sur le marché un prix de marché pour les biens et services produits. „Lorsque une entreprise produit en générant un profit, cela signifie que les facteurs de production sont employés dans les règles de l’art et que les besoins humains sont proprement satisfaits“.

     

    Dans l’organisation de l‘économie de marché le système de décision est décentralisé; ce ne sont ni des instances étatiques ni des instance sociales qui déterminent quels biens et services doivent être commercialisés. Les objectifs de production ne sont pas déterminés de manière centralisée. „Lorsque une confiance réciproque et générale règne entre les acteurs, le marché est l’institution économique qui permet la rencontre entre les hommes, lesquels règlent leurs relations en tant qu’agents économiques par un contrat et échangent les uns avec les autres des biens et services équivalents pour satisfaire leurs besoins et leurs désirs. Le marché obéit aux principes de ce qu’on appelle la justice compensatoire, qui règle les relations donner-recevoir entre sujets équivalents“. (CiV 35).

     

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    "Les ressources que ne cessent d’accumuler les progrès de l’économie sociale doivent donc être réparties de telle manière entre les individus et les diverses classes de la société que soit procurée cette utilité commune (...)". Pape Pie XI. (Quadragesimo anno, 63)

     

     

    "Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financières (...), les problèmes du monde ne seront pas résolus (...) Pape François (Evangelii Gaudium, 202)

     


    Vivre la charité signifie ne pas chercher son propre intérêt, mais porter les fardeaux des plus faibles et des plus pauvres.

     

     

On passe à l'action:
LES PROPOSITIONS DES ORGANISATIONS CHRÉTIENNES
AUTRES PROPOSITIONS

Caritas Europa

 

Contrôler la mise en oeuvre effective des politiques d‘intégration des Roms

KAB


 

Mettre en place un salaire minimum européen

KAB


 

Introduire le dimanche comme jour hebdomadaire de repos commun en Europe

KAB


 

Introduire une semaine de travail de 30 heures en Europe

KAB


 

Un Pacte de Stabilité Sociale avec une protection sociale selon la “métode du couloir“

KAB


 

Un niveau minimal de taxation des entreprises, de la propriété, des héritages et du rendement du capital

Caritas Allemagne

Photographer: Lim Yong Hian
 

Conserver les allègements fiscaux pour certaines activités d’intérêt général

Caritas Allemagne


 

Mettre en place des mesures de soutien et d’accompagnement pour l’intégration des chômeurs longue durée

Federcasse

 

The EU should encourage a more responsible banking model

http://the-europe-experience.eu/